Elle a senti quelque chose
par Grenoblois • 14 avr 2009 • dans LooseJe vais essayer de la faire comme si c’était un instantané, parce que je me connais, si je balance les détails, c’est encore un billet de 15 pages. Déjà là une phrase d’intro bien inutile, voire deux.
J’ai 16 ans, dans un centre de vacances du CE de la boîte de Papa-Maman en Gironde. Avec plein d’autres jeunes de mon âge.
A l’époque, je suis encore un ptit « puceau de la bouche », eh oui, on est paaas pressééé prèèèès d’la Suisseeeee…. (à prononcer avé l’accent)
Je suis informé par le fil RSS du centre de vacances (en gros, toutes les nanas de 15/16 ans sauf une) que cette « Une » justement me trouve meugnon, charmant, toussa toussa… Moi, c’est une des premières fois que j’entends ça et deviens aussi rouge que les cuisses de ce pauvre rouquin de Normand qui trainait avec nous et qui avait cramé sur la plage l’après-midi.
Le soir même, soirée dansante, avec tout le lot d’idioties adolescentes pouvant se produire dans ce genre de simili-boom. Vient alors le moment fatidique, LE SLOW.
Driiimmmms ov my rihalitiiiii….
On danse, tous les deux, avec « Une », brune, 15 ans, sportive, des faux airs d’Esmeralda ou de Jasmine. Faux airs oui, parce que bon, la jeune fille, aussi charmante qu’elle fusse, a juste les chicos aussi bien taillés que les créneaux des chateaux-forts du Moyen-Age, mais ce petit défaut à côté DES mienS est vite mis de côté.
Comme je suis un garçon fort et expérimenté, je fais pas comme tous ces morveux qui dansent des slows les bras tendus et assez de place entre les deux corps pour y foutre un Ecossais en kilt avec sa cornemuse. Je danse serré !
Et là, c’est le drame.
Une gaule intempestive et titanesque s’empare de moi et de l’espace libre de mon caleçon et mon pantalon large d’été. Et pas que. Au garde à vous, le gourdin innocent à l’époque ne trouve rien de mieux que d’aller se poser sur… la cuisse de ma partenaire.
Je tente de faire style de rien, de me reculer légèrement, mais rien à faire, si je m’éloigne, elle s’abaisse et reste posée sur le support accueillant qu’elle a trouvé. Je compte les longues secondes qui me séparent de la fin de ce calvaire, je n’ose pas la regarder (la fille). J’envisage de mettre ma main dans la poche et la (la bite) coincer quelque part, mais impossible, ce serait vraiment voyant. Tant pis, on verra
La chanson se termine, on se détache, elle file dehors rejoindre ses « cueupines ». J’attends là alors avec un ou deux potes à discuter en pressentant le coup foireux, « le verdict du slow ». Le verdict est terrible. Peu de temps après une « cueupine » s’approche et me prend à part : « elle préfère que vous restiez amis ».
Depuis, je ne porte que des boxers et des jeans.
Relu par VLR
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Voilà un grand moment de solitude… Mais bon, avec le recul, on en rigole !
Et puis, je crois qu’on est tous plus ou moins passé par là, pas forcément dans la même situation ou le même contexte, mais on y a tous eu droit !
Et je serais même tenté de dire qu’on l’a vécu plusieurs fois, mais en gardant la « situation » sous contrôle les fois suivantes !
large les boxers parce que sinon ça fait mal
Vous pensez que même maintenant (quand je dis maintenant c’est à l’age adulte) lors d’un slow ou d’une danse endiablé le fait qu’elle sente qu’on prenne du plaisir géne ?
Perso, ça m’arrive énormément de fois et ça n’a pas gêné pour conclure. Oui je n’arrive pas à maitriser mes envies et ma libido.
@ Ashley : Oh que oui, des moments de solitude, on en vit tous plus ou moins (certains plus que moins d’ailleurs.) Le truc que je trouve drôle avec le recul sur ce coup, c’est que ça m’arrive avec une des toutes premières filles qui m’ont porté un petit intéret. Déjà à l’époque, prince de la loose \o/
@ Romain : Un bon Boxer est élastique et épouse les formes qui se… déforment
@ Sylver : Oui c’est gênant à 15/16 ans pour une fille plutôt réservée qui n’a pas encore de vécu et qui n’a jamais vu ou senti de bite. Mais effectivement, l’âge avançant, ça ne passe plus trop mal, voire même mieux. A un certain âge, c’est même peut-être un point positif « ouff ça fonctionne toujours », peuvent-elles se dire ^^
elle était un peu niaise, la brune, pour 15 ans…non?
à 15 ans j’étais encore vierge mais j’avais déjà senti la virilité d’un garçon, quand même
Ha ha! Excellente ton histoire! Je ne m’attendais pas à une telle chute.
J’avoue que je n’aurais jamais imaginé que quelqu’un puisse réagir comme elle. A cet âge là tu trouves ça complètement crazzy qu’un mec ait une érection pour toi. C’est meugnon, même!
@ Serena : Est-ce si niais pour une fille de 15 ans de ne jamais avoir « senti la virilité » d’un garçon quand ce même garçon de 16 ans n’a jamais embrassé une fille ? Ou alors on était un ptit couple de niais.
@ La Fille Grave : C’est con que des filles de 16 ans ne blogguent pas assez de façon « constructives/textuelles », ca nous permettrait de comprendre des erreurs du passé lol
Ah, on a tous connu ça ! c’est assez sympathique de le lire avec le point de vue du garçon novice de 16 ans. Choupinet. Pour rebondir sur Grenoblois, oui « ça ne passe plus trop mal », c’est même gratifiant.
… A moins que le gars en question soit le sexagénaire croulant, main dans la poche (placée de biais pour faire dieu sait quoi. La main placée de biais, s’entend, hein) qui halète dans notre cou aux heures de pointe dans le métro (dans ces moments-là, j’envie les moches, sisi)
Soit dit en passant : je vous aime les hommes, continuez de nous faire partager tout ça !
tout comme Aude!
Et parfois, on est bien contente d’être une fille! L’émoi est moins facile à voir!