des hommes parlent…

La promotion que du bonheur.

par Sylver • 24 mar 2009 • dans Nos vies d'hommes

En ce moment mes cours étant tellement faciles et donc chiants, je me permets de tous les sécher pendant trois semaines. Je suis donc libre du Vendredi soir au Jeudi matin.

Et dieu que c’est bon d’avoir du temps pour soi, pour glander, pour se balader, pour observer et pour se cultiver.

Les beaux jours commençant à arriver, je me dis qu’il faut que je m’entraîne à draguer dans la rue pour pouvoir choper avec consistance pendant les mois d’été sur les bords de plage. N’ayant fait que de la drague dans les boîtes pendant tous les mois d’hiver, je suis un peu rouillé.

Changement de terrain, changement de techniques.

N’ayant plus l’habitude de ce terrain, qui est, à mon avis le plus difficile, je me prends quasiment que des râteaux pendant deux heures.

Je me pose un petit moment pour réfléchir aux erreurs que je fais. Soudain, des jambes élancées attirent mon regard. Je ne peux me retenir de suivre ces magnifiques extrémités féminines.

J’adore cette sensation de chasseur, le fait de suivre sa proie, l’adrénaline qui passe dans tout ton corps, la peur, l’excitation, je suis comme un enfant qui va ouvrir son cadeau avec la peur du rejet en plus.

Elle marche lentement, ce qui est bon signe, elle a du temps et je vais pouvoir m’introduire dans sa vie pendant ce temps qu’elle prend.

Je l’aborde de façon directe, elle rougit un peu, mais se ressaisit très vite.

J’ai donc fait mon effet….

Je continue à discuter avec elle, pour faire tomber toutes les barrières. Elle ne se laisse pas faire, la discussion est de moins en moins fluide, premier blanc, je reprends, deuxième blanc, aïee ! Je cours à la catastrophe, troisième blanc ………..

Dans ma tête j’ai déjà renoncé après ce troisième blanc de plus de trente secondes, je m’apprête à lui dire au revoir et la laisser continuer son chemin quand elle s’arrête et me dit : « on arrive prés de chez moi, si tu veux on peut prendre un café… On peut le faire juste en face de chez moi… »

L’espoir renaît en moi, j’accepte et l’on se retrouve dans ledit café, à papoter de sa vie, j’apprends qu’elle a 30 ans, qu’ elle bosse dans la comm’, que c’est une très bonne journée pour elle, car elle vient d’avoir une promotion, et qu’elle a trouvé valorisant le fait que je l’aborde.

Madame étant dans une très bonne vague d’émotion, je n’ai rien à faire et juste à surfer dessus.

Elle me paye le deuxième verre, on discute, on se lance des vannes, on rigole, tout se passe bien. Il est bientôt 20 heures, déjà deux heures et demi que l’on discute, je lui propose donc un petit resto.

Je l’emmène donc dans le restaurant d’un ami, c’est toujours mieux de connaître le patron.

Le repas passe assez vite, on s’entend de mieux et en mieux et surtout madame a énormément de repartie et j’adore ça, cela va très bien avec ma provocation. On passe un très bon moment.

Je la raccompagne devant chez elle, et là c’est un peu mou, on discute devant, et je sens qu’elle ne sait pas quoi faire, elle hésite, il me semble qu’elle hésite à me faire monter ou à me laisser seul repartir chez moi.

Je coupe net la conversation.

« Ne te tracasse pas la tête je ne vais pas monter. »

Ces yeux se remplissent de surprise.

« Oui il est tard et demain j’ai du boulot. », Pardonnez-moi c’est mal le mensonge.

Je me demande bien ce que ça a dû faire dans sa tête, mais elle me demande si j’ai encore un petit quart d’heure pour boire un verre chez elle.

J’accepte donc !

On monte, visite de l’appartement, elle ouvre une bouteille de blanc, met de la musique, on discute, première bouteille terminée, elle me dit qu’il ne lui reste qu’un fond de rhum d’une soirée qu’elle a faite ce week-end.

« Pas de problème, si tu as du citron et du sucre, je t’apprends à faire un cocktail… et je suis sûr que tu vas aimer. »

Par chance, les cuisines des trentenaires étant plus remplies que leurs cadettes, on trouve les ingrédients, je fais mon professeur et fier de moi, je lui montre comment faire un bon Daïquiri.

Le cocktail fait, on se rasseoit, on discute, puis je ne sais pas pourquoi je tente de lui faire faire le jeu de la barbichette.

Elle rigole, mais veut bien le faire.

« Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier, de nous deux, qui rira, aura une tapette ! »

Grand silence, on entend juste la musique…

Elle rigole et part en courant pour pas que je la tape, n’ayant que son derrière en ligne de mire une grosse fessée part et atteint sa cible.

Elle se retourne, en rigolant.

« Tu va morfler petit arrogant. »

On se chamaille, chatouilles, qui se transforment en caresses, qui se transforment en bisous, sensualité quand tu nous tiens.

On s’effeuille petit à petit ….

Réveil douillet, petit déjeuner affectueux, rue froide et agressive…

Je retourne chez moi avec ma tête embrumée dans mes rêves.

Relu par VLR

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5 commentaires »

  1. On peut dire que ce printemps commence bien pour toi et cette jeune femme :-) Jupe obligatoire alors ?


  2. C’est effectivement une belle rencontre… même si je préfère celle qui ne sont pas le résultat d’une « chasse » ! ;-)

    Vous vous êtes revus ou contactez depuis ?


  3. Belle rencontre, un bel instant super agréable à lire…
    Il nous faut une suite?
    Même si tu ne l’as pas revu, on veut savoir pourquoi????


  4. Linou: Jupe noir avec de magnifique collant

    Les autres: La suite bientôt :) Je vois comment ça se passe ce soir ! :)


  5. Bull’s eye! Bien joue :)


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