Ma princesse aux petits pois…
par Jérémie B. • 25 sept 2008 • dans MissivesJe croyais avoir tourné la page, être passé à autre chose, cette autre chose que justement, je ne trouve pas, ou que j’effleure à chaque fois… Sans pour autant me l’autoriser.
Une récente discussion m’a fait (encore plus) penser à toi, à nous, à ce que nous avions, ce que nous étions, ce que nous voulions et ce que nous n’avons surtout pas eu le temps de faire et de se dire… Toute cette vie qui avait pris place en si peu de temps et qui s’est éteinte aussi rapidement.
Toute cette force que je tirais de “nous”, de cette “impression” que rien ne pouvait nous arriver et que cette fois, c’était pour de vrai et surtout pour longtemps…
Je savais dès le départ que nos histoires allaient se confronter, se confondre et risquaient de nous confiner. La seule chose que je n’avais pas prévu, c’est qu’elles continueraient, même après tout ce temps, de m’influencer, de m’empêcher et même de me hanter… Les flashback sont terminés depuis longtemps, même si des fois il m’arrive de me souvenir que là, à cet endroit… en même temps, Paris est tellement petit…
Même si la douleur n’est plus là, cette douleur qui m’a poursuivi pendant longtemps, que je sentais rien qu’en regardant des objets, le manque lui n’est pas passé. Le manque de cette complicité, de ces regards, de nos envies et de surtout chaque instant passé à tes côtés. J’étais prêt à tout, vraiment tout. Au même titre que toi tu me disais que j’étais différent, que je te faisais découvrir des sentiments, des sensations et des envies que tu ne soupçonnais même pas…
Ce que j’étais fier de t’avoir avec moi, de te présenter, de partager ces moments ou même de débattre lorsque nous n’étions pas d’accord.
Je me suis consumé longtemps, dedans, sans savoir quand ça s’arrêterait, sans savoir si oui ou non, tout donner comme nous l’avions fait servait à autre chose qu’à se déchirer totalement de l’intérieur. Cette douleur qu’il est impossible de cerner, qui empêche de manger et de simplement prendre plaisir des choses simples de la vie…
Mon corps t’a réclamé longtemps, et te réclame encore. Cette fragilité et cette peur que je sentais en toi à chacune de nos étreintes et tout cet amour que je pouvais sentir et surtout voir !
Maintenant tout me parait fade, même les situations que beaucoup m’envierait ne me font plus rien, je n’en retire aucune fierté. Du plaisir ? Oui, j’en ai eu et j’en aurais certainement encore… Mais ce que je ressentais avec toi, ce sentiment d’amour plus fort que tout ce que j’avais bien pu connaître avant… Lui ? Je ne sais pas…
Je sais que tu ne liras pas, que tu ne sais même pas que ce lieu existe, mais même après tout ce temps, j’ai encore besoin de te prouver tout l’amour que j’avais et que j’ai encore. Même si tout est différent, que l’on n’a pas arrêté de me dire que je “méritais” mieux, je m’en fous, c’est toi que je voulais mériter et personne d’autre…
Et pour terminer, ce petit morceau qui a bercé notre première nuit et que j’ai mis très longtemps à pouvoir réécouter, simplement parce qu’il nous racontait trop… et qui me fait pleurer encore maintenant, parce que j’ai l’impression que tu es là et que tu vas rentrer…
Relu par Marion
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c’est fort, ça.
très fort.
J’ai l’impression que tout est là. Qu’on en est tous là. Quelque part, dans tes mots.
Courage.
Je ne te souhaite qu’une chose, c’est pouvoir revivre quelque chose d’aussi fort avec ta prochaine et futur femme.
Bon courage mon ami…
C’est un chemin auquel les souvenirs font fête… oh la mémoire se transformait en fine poussière d’or … c’est vraiment fort, et beau.
@+
bon je commenterai plus tard, j’ai la gorge toute nouée de tes pleurs et des miens, là…
Dieu que j’aime ce site. Merci Jérémie.
(coucou Bacicopine ^^)
j’ai décidé -pour commencer à aller mieux- qu’on ne cessait pas d’aimer, on aimait autrement et une autre fois.
je veux dire, je ne vais pas cesser d’aimer celui qui m’a quittée mais j’ai largement la place pour en aimer un autre, probablement d’un amour différent.
bizarrement, depuis que j’ai “admis” cette façon de penser, j’avance.
et puis relire ton texte me fait dire : que tu es émouvant, lapin !
(hey chulie ! ravie de te voir par ici !!)
Bon, il faudrait peut-être que je vous réponde…
Déjà merci, je ne pensais pas que ça toucherait autant. Ce billet reflétait ce que j’avais besoin de “terminer” de sortir et n’était pas un coup d’oeil au rétroviseur. Je n’ai pas de regret, juste un manque… Maintenant, bien-sûr que moi aussi j’ai la place, et surtout l’espoir d’aimer comme j’avais pu le faire à l’époque (et quand j’aime c’est toujours, quelque soit la suite des événements)…
Je ne sais pas de quoi seront faites les prochaines rencontres, mais je n’ai pas d’attentes particulières, donc surprenez-moi mesdemoiselles !!! ^^
J’ai zappé d’inclure le morceau de musique dont je parle à la fin et vais réparer ça immédiatement :
http://www.deezer.com/track/804358
Encore merci et que la force obscure…. (bigup plurkers)
Ouch! premier billet lu et on en prend plein le coeur…
J’espère, Cher Jérémy, que très bientôt, tu rencontreras celle qui te fera oublier cette princesse aux petits pois. Tu le mérites. Vraiment. Ta sensibilité, qui me fait penser à celle de mon chéri, m’a touché l’âme.
J’ai vécu une histoire d’amour intense je le surnommais petit hom, il m’a révélé à moi même et m’a transformé ; aujourd’hui c’est mon meilleur ami mon frère , et quand je repense à notre histoire et la façon dont elle s’est terminée et les mois que j’ai mis à m’en remettre à ma façon je lui ai écris aussi intensément et douloureusement que tu écris à cette princesse.
Bonjour! premier texte lu sur ce blog. Je dois dire que “Même si tout est différent, que l’on n’a pas arrêté de me dire que je “méritais” mieux, je m’en fous, c’est toi que je voulais mériter et personne d’autre”
c’est GRAND !
ce texte m’a mis les larmes aux yeux… merci