On ne parle pas assez de cul
par Joey • 21 nov 2008 • dans Coups de gueulesIl existe des personnes qui n’apprécient pas l’acte sexuel, et c’est très bien comme ça. Ils sont une minorité. Mais il existe aussi beaucoup de personnes qui sont fondamentalement insatisfaites sexuellement. Et elles sont extrêmement nombreuses.
Certains trouvent peut-être cela anodin, mais il me semble évident que l’insatisfaction sexuelle doit être à la base de beaucoup de problèmes relationnels et personnels. C’est donc un problème à prendre à bras le corps, pour le salut de l’espèce humaine.
Or, qu’en est-il ? C’est bien simple, dès qu’il s’agit de parler de cul, de sexe, de baise, de tronchage et autres joyeusetés, tout le monde fait son gêné, tout le monde prend des gants. En public, bien sûr… Entre mecs, on parle rarement de cul, en fait, et jamais de manière très claire, et certainement pas en détails. On n’évoque que très rarement ses fantasmes, et quand on les évoquent, ce sont ceux qui sont considérés comme politiquement correct. Et les fantasmes, c’est bien le dernier endroits où doit s’infiltrer le politiquement correct.
Et puis, en couple non plus, on parle pas trop de cul. On est sensé parler de sentiments, quand on est en couple, parce que le cul est supposé y être lié et donc s’améliorer à mesure que les sentiments se renforcent. Evidemment, c’est stupide, et on peut aimer quelqu’un sans le baiser, baiser quelqu’un sans l’aimer, aimer quelqu’un sans que ce soit un bon coup, haïr une personne qui vous fera jouïr comme jamais. Ce qui est certain, c’est qu’on met beaucoup plus de chances de son côté en exprimant son désir. Simplement parce que l’autre connaît alors nos attentes, peut adapter son comportement.
Avec des titres comme « Ce que j’aime te faire… », je m’attendais à ce qu’on parle de cul ici, et on n’en a jamais parlé. Ca m’a bien refroidi au point d’édulcorer une expérience très colorée afin d’éviter de choquer un lectorat et de rester dans ce qui semble être une ligne éditoriale.
Et bien non, je suis désolé de le dire, mais pour parler de cul, il faut pouvoir choquer, il faut pouvoir être cru. Parce que le cul, c’est cru, c’est l’expression, la dernière qui nous reste, de nos désirs animaux. Non pas oublier tous les petits bisous dans le cou, qui en font partie, mais surtout ne pas se limiter à cela…
Bref, que ce soit ici ou ailleurs, il faut parler de cul, et il faut en parler sans limites, parce que ce limiter dans la parole, c’est déjà grandement se limiter dans les actes.
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plussoie même si j’ai du mal à en parler aussi … et je rajoute que les filles en parlent plus facilement entre elle que les mecs .. Est-ce une question de concurrence ? En parler, c’est un peu donner de ces faiblesses . j’entends de ce qui nous fait craquer .. de ce qui nous emmène là où on a peur de ne pas pouvoir se retenir ..
Tout à fait d’accord! On dirait que le fait de parler de cul nous étiquette, comme mentionné dans un post où j’écrivais qu’on ne peut être cochonne et sensible à la fois, c’est la femme objet ou la femme de coeur, mais les deux ne peuvent-ils pas exister dans une même personne? Moi je ne me censure pas, le cul ça choque et c’est correct ainsi. Que la personne qui n’a jamais eu envie de sexe brut, bestial (je ne parle pas d’animaux là) me jette la première pierre…C’est bien beau le politiquement correct et les minouches minouches mais pouvons-nous aussi parler des vraies affaires, le sexe sale, le sexe hard…On a tous des fantasmes, cela fait partie de nous, on a un imaginaire et il faut l’exploiter à fond…Et dans l’imaginaire, il n’y a aucune limite, aucune barrière, aucun gant blanc…seulement lâcher prise, et ne pas avoir peur devant nos envies, nos idées. Arrêter de se cacher derrière des masques, soyons humain du bout des orteils au bout des cheveux, avec nos pulsions, nos désirs, nos bons coups et nos moins bons…S’abandonner totalement n’a jamais tué personne. Laissons place à nos pulsions, VIVONS!
Excellent billet !
Je suis entièrement d’accord évidemment, et c’est pas les billets trash de mon blog qui prétendront le contraire.
Le sexe pulsionnel, c’est absolument divin de toute façon… Pas de censure, pas de retenue, que du plaisir, violent et dévastateur. Rien de meilleur.